Commissaire du Salon Laurent Quénéhen
Réservé aux plus de 16 ans
Images soumises aux droits d'auteur
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LES ARTISTES
LE SALON 2018 CONTACT LIENS
Salo VI, 111 bis boulevard de Ménilmontant, 75011 Paris
Du 15 au 18 Juin 2018
Horaires VSD : 11h - 20h - Lundi: 11h - 18h
Vernissage Jeudi 14 Juin (sur invitation)
Entrée : 3 €
Réservé aux plus de 16 ans
http://www.salo.salaisons.org
lessalaisons@gmail.com

Isabel Aguera, Théophile Arcelin, Frédéric Arditi, Maria Arendt, Isabelle Audouard, Clément Balcon, Joseph Barbiero, Rim Battal, Tamina Beausoleil, Anya Belyat Giunta, Jérôme Avraham Benarroch, Nicolas Bernière, Gwenaël Billaud, Ana Bloom, Louise Brodsky, Marie Pierre Brunel, Gokce Celikel, Elsa Cha, Dominique Chazy, Human Chuo, Julien Comte-Gaz, Vincent Corpet, Matthieu Crimersmois, Claudie Dadu, Julie Dalmon, Odonchimeg Davaadorj, Joël David, Marielle Degioanni, Guillaume Dimanche, Aurélie Dubois, Eric Ecrement, Cornelia Eichhorn, Sandrine Elberg, Sylvester Engbrox, Céline Excoffon, Dominique Forest, Frédéric Fontenoy, Carole Forges, Aphrodite Fur, Aurélie Galois, Justine Gasquet, Catherine Geoffray, Fanny Gosse, Nathalie de La Grandville, Guacolda, Cécile Hug, Cécilia Jauniau, Sara Jeanmougin, Pole Ka, Evi Kalessis, Kanaria, Katia Kameneva, Marine Karbowski, Ayako David Kawauchi, Marcus Kreiss, Romain Larbre, Michel Lascault, Raphaëlle Lavaud-Bonnard, Cendres Lavy, Sébastien Layral, Julien Legars, Frédéric Léglise, Rita Renoir, Claire Loupiac & Lou Farges, Frédérique Lucien, Marine Luszpinski, Patricia Maincent, Sandra Martagex, Samuel Martin, Tina Merandon, Marc Molk, Camille Moravia, Hélène Mougin, Emilie Moutsis, Maho Nakamura, Julie Navarro, Maël Nozahic, Jeanne Rimbert, Romuald&PJ, Muriel Patarroni, Anne Paris, Marilena Pelosi, Johanna Perret, Joël Person, Marianne Pradier, Sophia Proença, Jérôme Rappanello, Elizabeth Saint-Jalmes, Nina Scceletton, Cheyenne Schiavone, Lia Schilder, Alice Sfintesco, Chloé Silbano, ShR Labo, Clothilde Sourdeval, Christine Smilovici, Natalie Svit-kona Eïfyran, Nathalie Tacheau, Anne-Claire Thevenot, Albertine Trichon, Anne Van Der Linden, Jojo Wang, Lyne Vermes, Anne-Sophie Viallon, Dominique Weill


Rose c’est la vie : parcours érotique dans Paris

Charly, L'artisan Poissonnier, 44, rue Oberkampf, 75011 Paris
Artiste invitée : Julie Dalmon
Jusqu’au 31 Juillet 2018 9h ->13h / 16h30 ->20h
Vernissage le samedi 26 Mai 20h30 - 22h


Space In Progress, Julio Artist-run Space 13 rue Juillet, 75020 Paris
Assemblage#12 : artistes invités: Paola Vega, Valentina Dotti, Nicole Lily Rose
Du 14 au 17 Juin, JVS : 15h - 19h - Dimanche : 15h - 18h
Vernissage le 2 juin à partir de 17h


Galerie de la Voûte, 42 Rue de la Voûte, 75012 Paris
Artiste invitée : Chloé Julien, jusqu’au 30 Juin
Vernissage le 7 Juin


Galerie Thierry Marlat 2, rue de Jarente 75004 Paris
« Ni Dieu ni Maître », Marlagor, Susanne Srassmann et Stéphane Trois Carrés, Franck Hommage, Jay Alansky, Arnaud Cohen, Marcus Kreiss
Vernissage le 15 Juin


Galerie Ycone, 19 Rue Notre Dame De Nazareth, 75003 Paris
Artistes invités : Joël Hubaut, Fred Forest, Pascal Lièvre, Bruce Labruce, Les Criminels David Blair, John Sanborn et URL Fighters, ShR Labo, Chloé Silbano
Commissariat Gwenaël Billaud
Vernissage le 15 Juin


Le Shakirail, 72 rue Riquet 75018, Paris
"Désirs souples et figures molles. Frontières élastiques et jouissances plastiques. Corps malléable et territoires extensibles."
Commissariat de Lucie Camous
Vernissage le 16 Juin à partir de 16h et ouverture le 17 Juin de 10h à 22h


Chez Alberto Sorbelli, 25 rue du Moulin Joly 75011, Paris
Interphone “GIO", Artiste invité : Marcus Kreiss
VSD 14h – 20h, portraits et nus en direct


Progress Gallery, 4 bis Passage de la Fonderie, 75011 Paris
Uniquement le 17 juin


Salve Regina restaurant, 103 rue des Haies, 75020 Paris
Lectures de l’Art du Maujoin par Françoise Dax-Boyer


Lovelo avec Guillaume Dimanche, visite du parcours érotique en vélo et en maillot (de bain) :
17 juin



Dossier de presse à télécharger


Salo VI,

Salon du dessin érotique, sixième édition. Tout a débuté il y a six ans dans une légèreté rigolote. Un salon cochon dans une salaison, c’était hors de propos, légèrement désuet. Les années qui suivirent le salon du dessin érotique prirent hélas une connotation politique : tout d’abord avec le débat sur le voile et ensuite avec les attentats, dont celui contre les journalistes et les dessinateurs de Charlie Hebdo, Salo fut parfois vécu comme un salon de résistance à la censure.
Cette censure contre les libertés reste à propos car il est chaque année difficile de trouver un espace. L’érotisme est sale pour les congrégations municipales, religieuses ou ultra-capitalistes, un salon d’art se doit d’être clean, cher et élitiste. S’il n’y avait pas ce directeur humaniste d’un espace privé qui nous accueille, Jacques Frezal, Salo n’existerait plus.
Cette année, l’air du temps présent est encore empreint de la guerre des sexes, des « Me Too », des
« Balance ton porc ».
Ce salon n’est pas là pour raviver la polémique, d’autant qu’il est organisé par les salaisons. Le cochon, malgré toute cette haine déversée sur lui est une belle bête. C’est l’animal le plus proche de l’être humain par son alimentation, ses organes, mais contrairement à ses lointains cousins masculins, il ne viole personne, il est même victime d’une surproduction inutile et carcérale, bien des porcs bretons et d’ailleurs vivent un enfer quotidien.
Le porc masculin est plus rare, le souci est qu’il sévit beaucoup. Un porc homme va sans cesse agresser, humilier, harceler, c’est dans sa nature primaire, peut-être 30 femmes par mois, 360 par an ou même le double, ce qui donne cette impression de flux continu et retombe sur tous les hommes, dont certains osent pourtant à peine proposer un café à celle dont ils rêvent.
L’esprit est feignant, il a tendance à grouper, assimiler ceci à cela. Un homme porc n’est pas tous les hommes, l’Islam n’est pas l’Islamisme, la femme n’est pas les femmes, ce qui est général est généralement faux.
Dans la vie comme dans l’art, il y a toujours ce travail exigeant qui demande de tout revoir à chaque instant avec un regard neuf sur ce qui est présent hic et nunc et non sur ce qu’on croit reconnaître.
Cette année des espaces parisiens se sont associés à Salo, ce parcours est un lien puissant car ce qui réunit chacun c’est le goût de la découverte, de l’autre, de l’inconnu, du plaisir visuel, gustatif, l’envie d’être apprécié et osons un mot rare et rose : aimé.
C’est dans l’attraction des différences que les êtres humains ont le plus de points communs, c’est ce qu’affirme Salo VI et ce parcours érotique dans Paris.
Laurent Quénéhen, commissaire de Salo